Des femmes mahoraises dansent le debaa à Mayotte

Mayotte | Inégalités de Genre et Catastrophes Climatiques

Successivement dévastée par le cyclone Chido en décembre 2024, puis par la tempête Dikeledi en janvier 2025, Mayotte est aujourd’hui d’autant plus marquée par les inégalités sociales qui structurent cette île de l’archipel des Comores, situé dans le canal du Mozambique. Les catastrophes climatiques impactent de façon inégale les groupes sociaux les plus défavorisés, au premier rang desquels figurent les femmes et les enfants qui sont 14 fois plus susceptibles de mourir que les hommes selon l’ONU.

Mayotte, 101e département français, 1er sous-développé

Des français·es à part entière ou entièrement à part ?

Avant d’exposer les inégalités de genre marquées au sein de la société mahoraise, il convient de s’intéresser au sous-développement chronique de Mayotte, lequel est organisé et entretenu par l’Etat français depuis sa colonisation. En effet, les femmes vivant à Mayotte ne sont pas simplement vulnérables parce que femmes, mais rendues doublement vulnérables car femmes et résidant à Mayotte.

Si Mayotte est devenu le 101eme département français en 2011, dans les faits, au vu de la gestion historique du territoire par l’Etat français, il est permis de douter que Mayotte soit véritablement un département français. Même si Mayotte est « française » depuis sa colonisation en 1841, presque 184 ans plus tard, et malgré le statut de citoyen·nes français·es dont les mahorais·es bénéficient depuis peu, ils et elles n’ont toujours pas les mêmes droits et libertés que les français·es d’Hexagone.

Au regard de la gestion étatique de la crise sans précédent que traverse Mayotte suite à sa dévastation par le cyclone Chido, puis par la tempête Dikeledi, aujourd’hui nous pouvons légitimement nous interroger sur le statut de Mayotte :  est-elle un département français ou une colonie ?

Il est possible d’esquisser une réponse au regard de la perception de Mayotte par le politique français. En témoignent les propos du Premier Ministre, François Bayrou, tenus le 17 décembre 2024 à l’Assemblée nationale, qui situaient Mayotte en dehors du territoire national.

À en croire François Bayrou, Mayotte n’est pas la France, et sa présence était plus indispensable au conseil municipal de Pau (dont il est resté maire) qu’au sein d’un département français dévasté et endeuillé, n’appartenant visiblement pas au territoire national. Ce mépris témoigné à l’endroit des populations mahoraises n’est pas sans rappeler la formule du poète martiniquais Aimé Césaire, selon laquelle « Les Antillais ne savent pas s’ils sont des Français à part entière, mais ils savent qu’ils sont des français entièrement à part ». Bien que n’étant pas antillais·es, les Mahorais·es ne cessent de revendiquer leur appartenance à la France qui, en retour, ne cesse de leur rappeler qu’ils et elles sont des français·es entièrement à part ou qu’ils et elles ne le sont pas du tout.

A cet égard, le passage d’Emmanuel Macron à Mayotte est éloquent et résolument choquant : selon le Président de la République, Mayotte serait une île d’ingrat·es, incapables de témoigner de leur éternelle reconnaissance à l’endroit de la France.

Le sous-développement chronique de Mayotte

Si Mayotte est un département français, alors la France n’est pas censée incarner une posture de sauveur blanc dont la mission coloniale serait de « civiliser des êtres inférieurs ». En résumé, si Mayotte est un département français, alors la France n’est pas censée « aider Mayotte » dans l’attente que la population Mahoraise s’agenouille pour la remercier d’un minimum indécent.

Emmanuel Macron infantilise et hurle sur une population endeuillée et sinistrée qui le confronte légitimement aux défaillances et aux carences fautives de l’Etat français qui reposent sur le racisme d’Etat. Et si Mayotte est  « à ce point dans la merde » pour reprendre les termes du Président de la République, c’est bien parce que Mayotte est encore administrée comme une colonie, ce qui implique un désinvestissement chronique de l’Etat français, responsable de la tiers-mondialisation de ce département. Il faut noter que si l’Etat français entretient le sous-développement chronique de Mayotte, c’est tout simplement pour éviter d’en faire un « eldorado » pour les populations du continent africain et des Comores, anciennement colonisées par l’Occident et plongées dans l’extrême pauvreté et l’instabilité politique du fait de plusieurs siècles de colonisation européenne.

Evidemment, ça ne fonctionne pas, car même si Mayotte est le département le plus pauvre de France, l’île reste un territoire attractif pour des populations en quête d’un avenir meilleur, ou en tout cas moins pire que celui que leur réserve leur pays d’origine. Mais nombre d’étrangers déchantent une fois à Mayotte comme en témoigne le rapport Roinsard, N. (2022) : “La départementalisation vue d’en bas : figures de la pauvreté et de l’exclusion à Mayotte”.

Dans une interview accordée à Mayotte sur La 1ère, le président français a réaffirmé ses propos en estimant que toute critique de la France par la population mahoraise est une insulte. Cela pose question en terme de respect du droit à la liberté d’expression, d’autant plus que la population Mahoraise a de nombreuses raisons de dénoncer les politiques discriminatoires mises en oeuvre par l’Etat français. En effet, les conséquences de cette politique ont largement contribué aux dégâts humains et matériels sans précédent, engendrés par le cyclone Chido.

L’Etat français semble avoir une conception utilitariste de ce 101e département français. Au vu de sa position géographique (située dans le canal du Mozambique, dans l’Océan indien), il contribue à faire de la France la 7e puissance économique mondiale et la 2e puissance maritime mondiale en termes de superficie.

Le cadre étant posé, nous pouvons désormais brosser le portrait-socio économique de Mayotte, déjà catastrophique et alarmant avant le passage du cyclone Chido : Mayotte est aujourd’hui le département le plus pauvre et le plus inégalitaire de France. Ce portrait socio-économique de Mayotte nous permettra d’analyser, au travers du prisme du genre, les conséquences qu’emportera le cyclone Chido en matière de creusement des inégalités sociales préexistantes.

Les femmes à Mayotte : premières victimes des inégalités sociales

Mayotte est le département le plus jeune et le plus pauvre de France car 77% de sa population vit sous le seuil de pauvreté (contre environ 14 % pour la France hexagonale). Etant précisé que le coût de la vie est environ 10% plus élevé qu’en Hexagone et les prix de l’alimentaire sont 30% plus élevé qu’en Hexagone, alors même que la moitié de la population Mahoraise vit avec moins de 3 140 euros par an soit 260 euros par mois. A titre de comparaison en île de France, le niveau de vie médian annuel est 8 fois plus élevé qu’à Mayotte.

La maternité à l’épreuve de l’extreme pauvreté

Selon le rapport de l’INSEE « Les femmes à Mayotte : Une situation souvent précaire, mais des progrès en matière de formation et d’emploi », publié en 2022, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à Mayotte, d’une part du fait des migrations, d’autre part car parmi les personnes natives de Mayotte ayant quitté le territoire pour vivre en Hexagone ou à la Réunion, les hommes sont plus nombreux que les Femmes (+6%).

A Mayotte, 40% des jeunes femmes ayant entre 20 et 24 ans vivent et couple, soit deux fois plus qu’en Hexagone, et sont nombreuses à se séparer de leur conjoint après 35 ans. Il en résulte que 23% des femmes ayant entre 20 et 54 ans vivent seules avec leurs enfants. Les mères isolées sont deux fois plus nombreuses à Mayotte qu’en Hexagone et plus de neuf sur dix d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté national, et près d’une sur deux vit dans une maison en tôle, la plupart du temps sans eau courante, et dans des cas plus rares, mais fréquents, sans électricité.

Un inégal accès des femmes à la formation et à l’emploi

En 2023, le taux de chômage a Mayotte était de 37% contre 7,3% en Hexagone. D’après le CEROM (Comptes économiques rapides pour l’Outre-mer) d’une part, le nombre d’emplois créés par l’économie mahoraise est très insuffisant comparé au nombre de personnes en âge de travailler. D’autre part, la main-d’œuvre est moins qualifiée qu’ailleurs, donc moins employable : seuls 26 % des habitants de Mayotte de 15 ans ou plus disposent d’un diplôme  au moins égal au CAP ou BEP, contre 72 % dans l’Hexagone.

L’accès généralisé à la scolarisation est si récent à Mayotte que 60% des femmes de plus de 50 ans n’ont jamais été à l’école, contre 40% pour les hommes de la même tranche d’âge.

En dépit du fait que l’accès à la scolarité soit un droit fondamental, garanti par le bloc de constitutionnalité français, et par la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989, selon les représentants de la Fédération des parents d’élèves de Mayotte près de 20 000 enfants sont non scolarisés à Mayotte. Les services de l’Etat avancent qu’entre 6 000 et 10 000 enfants sont non-scolarisés. Outre le fait que la fourchette soit très large et ne permette pas de dresser un bilan exact de la situation, ces chiffres ne tiennent pas compte des enfants de parents en situation irrégulière sur le territoire ou des mineurs isolés dont les parents ont été expulsés de Mayotte.

Malgré ces chiffre alarmants, aujourd’hui 70% des jeunes femmes ayant entre 20 et 29 ans ont un diplôme qualifiant (10 points de plus que pour les jeunes hommes). Néanmoins, les jeunes femmes étrangères (en général originaires des Comores) n’ont pas cette chance car seules 20% d’entre elles sont diplômées. Si les inégalités de genre ne sont pas au désavantage des femmes en matière de formation, elles le sont en matière d’accès à l’emploi : seules 27% des femmes en âge de travailler à Mayotte ont un emploi, du fait du faible nombre d’emplois disponibles, mais aussi du fait des problématiques liées à la garde de leurs enfants, dans un contexte de forte fécondité. Parmi les femmes travaillant, nombreuses sont celles à occuper des emplois précaires, 10% d’entre elles travaillant à temps partiel contre 4% pour les hommes.

De quoi les femmes (sur)vivent-elles à Mayotte ?

Mais alors, de quoi ces femmes sans emploi ou occupant des emplois précaires (sur)vivent-elles ? De l’économie informelle, du troc et des dons, et une faible part d’entre elles vit du seul minima social existant à Mayotte depuis 2012 : le RSA. En 2018, près de sept allocataires du RSA sur dix étaient des femmes.

Il nous faut également rappeler que dans la quasi totalité des départements français, Le RSA est fixé à 635 euros, sauf à Mayotte où il est divisé par deux car fixé à 317 euros.

Le SMIC horaire brut est également inférieur à Mayotte puisqu’il est de 1 361 € contre 1.801 € sur le reste du territoire français. Cette inégalité de traitement entraînent des droits aux chômage et à l’assurance retraite inférieurs à ceux observés en France Hexagonale, ce qui est donc une double injustice et en est une triple lorsqu’à la lumière des données précitées, on comprend que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à en pâtir.

Des inégalités en cascade : l’espérance de vie des Mahoraises

Inévitablement, la surreprésentation des femmes parmi les couches les plus pauvres de la population emporte des inégalités en matière d’accès au logement (digne qui plus est), et des inégalités en matière d’accès aux soins, et de santé. En effet, à âge égal, la probabilité de décès à Mayotte est plus élevée qu’en Hexagone, et cette surmortalité concerne avant tout les femmes, en particulier celles âgées de plus de 60 ans, qui présentent un risque de décès trois fois plus important que celles vivant en Hexagone : l’espérance de vie des femmes à Mayotte est de 77 ans, alors qu’en hexagone elle est de 86 ans. Les hommes à Mayotte meurent, quant à eux, 1,5 fois plus à ces âges qu’en Hexagone (soit deux fois moins que les femmes de Mayotte). Selon l’INSEE, cette surmortalité des femmes mahoraises s’explique de par leurs conditions de vie précaires, du fait d’une sous-dotation en professionnels de santé, et du faible recours aux soins des femmes mahoraises.  Selon le rapport de l’INSEE « Les femmes à Mayotte : Une situation souvent précaire, mais des progrès en matière de formation et d’emploi » , 1 habitante de Mayotte sur 2 n’a « jamais consulté de spécialiste. Près de la moitié des femmes ont dû renoncer à se soigner, pour des raisons financières – la couverture santé est très incomplète à Mayotte – ou par manque d’offre médicale ».

Ce bilan socio-économique désastreux que subissent les femmes vivant à Mayotte n’a été et ne sera qu’alourdi par les deux catastrophes climatiques ayant frappé l’île ces derniers mois.

Catastrophes climatiques : un bilan humain(e) alourdi par le genre

Lorsque l’on s’intéresse aux inégalités face aux risques climatiques, il convient de rappeler en premier lieu que les populations des pays du sud sont les plus exposées aux risques climatiques, du fait du réchauffement climatique engendré par les modes de vie des populations des pays occidentaux. Autrement dit, les pays du Sud, comme Mayotte, subissent des cyclones par exemple, et leurs conséquences, du fait du capitalisme, initié par l’Occident, dont les pays du sud ne bénéficient pas. Pire, le capitalisme repose sur l’exploitation et la colonisation des pays du sud, par l’Occident. Les conséquences de ces aléas climatiques sont d’autant plus grave que l’Occident, ici la France en l’occurence, maintient volontairement les pays du Sud, comme Mayotte qui est réputé être un département français, dans un état de sous-développement chronique.

Les “profiteurs du désastre”

John Mutter, professeur en sciences de la Terre et de l’environnement à l’université Columbia et auteur de « Profiteurs du désastre. Comment les catastrophes naturelles enrichissent les riches et appauvrissent encore les pauvres », rappelait, dans un entretien accordé au journal Le Monde que les catastrophes climatiques renforcent le pouvoir économiques des élites et appauvrissent les pauvres. Les personnes les plus aisées à Mayotte sont majoritairement des métropolitain·es vivant dans des maisons en dur, sont généralement assurées, contrairement aux natifs de l’île et aux personnes étrangères qui vivent majoritairement dans des logements précaires et/ou insalubres, étant précisé que les femmes sont surreprésentées parmi celles-ci.

Auditionné lors de la commission d’enquête parlementaire sur la gestion des risques naturels majeurs dans les territoires d’outre-mer, l’ancien directeur de l’ARS de Mayotte, Olivier Brahic, alertait déjà sur le grand danger que courrait la population vivant dans les bidonvilles de Mayotte en cas de cyclone : « Habituellement, un cyclone fait peu de blessés relevant de la traumatologie – cela a été le cas pour Irma, semble-t-il. Il en irait très différemment à Mayotte où le bilan victimaire pourrait être très lourd dans ce qu’on appelle les bangas, dans les bidonvilles, où les tôles qui s’envolent pourraient causer de très gros dégâts ».

Et effectivement, le bilan dressé par la députée de la 1ère circonscription de Mayotte, Estelle Youssoufa, est catastrophique :

Les habitant·es des bidonvilles en situation irrégulière ne se sont pas réfugiées dans les abris publics par peur d’être piégés par la préfecture et de se faire expulser.

Quand bien même ces personnes se seraient mises à l’abris, dans le rapport parlementaire sur la gestion des risques naturels majeurs dans les territoires d’outre-mer, Olivier Brahic alertait sur l’insuffisance des capacités de mise à l’abri « les centres de vie, qui sont identifiés dans chaque commune, pourraient accueillir 30 000 personnes alors que la population est estimée entre 300 000 et 400 000 habitants ».

Les femmes, premières victimes du dérèglement climatique, minorisées au sein des instances de décision

Si l’Etat français ne dénombre que 39 mort·es, tous les acteurs de terrain s’accordent à dire que les mort·es se comptent par centaines ou par milliers, et ces mort·es auraient pu être évitées si l’Etat n’organisait pas des rafles d’étrangers expulsés par milliers tous les ans, et si l’Etat avait prévu des moyens matériels suffisants pour abriter les populations vivant à Mayotte. Si le bilan humain définitif ne peut être dressé en raison de la tradition musulmane majoritaire à Mayotte selon laquelle les corps doivent être enterrés quelques heures après le décès, et que l’identité des victimes ne peut être relevée car en situation irrégulière, on peut supposer que nombreuses sont les femmes à avoir perdu la vie. En effet, les femmes ayant 14 fois plus de chances de décéder que les hommes en cas de catastrophe climatique que les hommes.

À titre d’exemple, en 2004, lors du tsunami ayant frappé l’Inde et l’Indonésie et ayant causé la mort de 230 000 personnes, 70% des victimes étaient des femmes. Les femmes sont donc les premières victimes du dérèglement climatique mais restent pourtant les grandes exclues des instances de décision en matière de climat. Pourtant, en 2020, BloombergNEF a démontré, au travers d’une étude intitulée « Gender Diversity and Climate Innovation », que l’égalité des genres en matière d’accès aux postes de décision relatifs au climat permettrait de faire émerger des solutions et une gouvernance bien plus efficaces et vertueuses pour relever le défi climat. Pourtant, les inégalités de genre sont encore légion dans le monde du climat.

Pour preuve, lors de la COP28, 62% des présent·es étaient des hommes, et lors de la COP29, ils étaient encore majoritaires puisqu’ils représentaient 60% des présent·es. Il reste encore un long chemin à parcourir pour que l’égalité des genres prenne la place qui lui revient de droit au sein de la lutte contre le dérèglement climatique. A ce titre, dans le cadre de l’objectif de développement durable numéro 5 défini par l’Agenda 2030 des Nations Unies, consistant à réaliser l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles , l’ONU soutient un programme visant à accorder une place prépondérante aux femmes dans les politiques de conservation de la biodiversité, et à mettre un oeuvre un partage juste et équitable des bénéfices liés à l’utilisation des ressources naturelles.

Les femmes mahoraises sont et seront encore pour sûr les plus durement touchées par les conséquences du cyclone Chido et de la tempête Dikeledi, car la résilience d’une communauté en temps de crise s’appuie avant tout sur les soins apportés par les femmes aux enfants et aux autres membres de la communauté, précarisant et vulnérabilisant d’autant plus celles-ci. Aussi faut-il ajouter que le désinvestissement chronique de l’Etat français à Mayotte s’est aussi illustré dans la gestion de cette crise humanitaire car plusieurs semaines après le passage du cyclone, la plupart des mahorais·es étaient toujours coupé·es du monde et n’avaient toujours pas vu l’ombre des secouristes.

Les blessures qui ont fait suite au cyclone n’ont pas été prises en charge immédiatement, se sont infectées et ont pu engager le pronostic vital des victimes. Et, comme évoqué précédemment, à Mayotte, les femmes renoncent très largement aux soins, et l’on peut légitimement affirmer que ce phénomène n’est pas allé en s’améliorant suite au cyclone.


Comme l’a si bien dit Mathilde Panot pour évoquer le cyclone Chido qui a dévasté Mayotte « cette catastrophe n’est pas naturelle, elle est politique. (…) Nous ne sommes pas devant le cyclone du siècle, nous sommes entrés dans le siècle des cyclones, des ouragans, … ». Cette catastrophe est politique car ce bilan catastrophique aurait pu et aurait du être évité, mais aussi du fait de sa gestion par le gouvernement qui est éminemment coloniale. Le racisme d’Etat et le patriarcat sont des causes structurelles et structurantes des vulnérabilités de nos territoire ultra-marins aux risques climatiques et Mayotte en est, à ce jour, l’exemple le plus frappant de vérité. Il est plus que nécessaire d’aider les populations vivant à Mayotte à se reconstruire, à s’alimenter et à se vêtir, en participant à des cagnottes, telles que celle-ci :

https://www.helloasso.com/associations/solibad/formulaires/9

Pour aller plus loin

Crédits photo principale : Bertrand Fanonnel, 2018